Ponte Vecchio

août 20, 2008 in Sortir

Notre première ballade a été pour le Ponte Vecchio, célèbre pont de Florence qui traverse l’Arno.

Il a permis aux Medicis de traverser l’Arno grâce à une galerie, située sur le haut d’une des deux rangées de boutiques, qui leur permettaient de se déplacer sans escorte entre le Palazzo Pitti et la Galleria degli Ufizzi.

Il faisait très chaud ce jour-là.

Imaginez la chaleur due au temps, la chaleur humaine, plus la chaleur de toutes ses boutiques illuminées, c’était intenable.

Il était assez difficile de marcher, de se tenir devant les boutiques pour regarder un tant soit peu ce qui se fait en bijoux à Florence.

Personnellement, j’ai été déçue par ce que j’ai vu. Je m’attendais à de vrais bijoux d’orfèvrerie, de vrais joyaux. Sauf, que l’on retrouve ce que l’on peut trouver ailleurs. Le même or, les mêmes pierres, peut-être un travail un peu différent. Les boutiques sont petites, les devantures remplies de bijoux. Beaucoup d’or, de l’ambre, du corail. J’ai trouvé que c’était un peu trop bling-bling, pas facile à porter surtout les colliers en corail. Par contre, je ne peux vous donner aucun prix, cachés qu’ils étaient par les minuscules étiquettes, mais cela ne devait pas être à portée de toutes les bourses.

Mon homme voulait m’offrir un bijou car il avait vu un collier en corail qu’il trouvait superbe, mais ce n’est pas ce que je voulais réellement. Autant, je préfère une petite croix toute simple, du grenat (d’ailleurs je n’en ai pas vu), des petits bijoux fantaisie (comme ceux réalisés par Fée Clochette), les bijoux Swarovski (je les trouve magnifiques), les bijoux dessinés par Victoire de Castellane et bien d’autres que vous avez pu voir sur mon blog.


Une nouvelle décennie se profile

août 20, 2008 in Moi

Eh oui, voilà, le cap est en marche depuis aujourd’hui.

Quoi de mieux pour l’illustrer que cette belle affiche.

Même si je ne sais pas trop à quoi m’attendre pour cette décennie, le cap est assez dur à passer, comme celui de mes 20 ans. Je vieillis, je muris, j’apprends toujours de jour en jour.

Je ne sais pas si dans 10 ans je tiendrai toujours ce journal ou un autre, s’il évoluera dans un autre sens mais je sais que ma vie continue d’évoluer d’une façon ou d’une autre : déménagement, départ à l’étranger (je n’ai toujours pas abandonné cette idée), changement de boulot, …

Je conserverai toujours mes centres d’intérêt : famille avec une fille qui grandit, parfums, rêver, lire, le rugby et bien d’autres qui se manifesteront.

En tous les cas, je sais que je continuerai à ne pas me laisser marcher sur les pieds, à réagir fortement à toute forme d’injustice, à prendre position pour des sujets qui me tiennent à coeur, à piquer des colères, à pleurer, à rire, à être là pour tous ceux que j’aime, à permettre à ma fille de grandir et d’être indépendante, à aimer.

Un sacré caractère (qui ne s’améliore pas, je ne suis pas comme le bon vin, je ne me bonifie pas avec l’âge) mais avec un coeur gros comme ça.


Coms du 19/08/08

août 20, 2008 in Réponses

A Chris, de rien, c’était avec plaisir. N’est-ce pas qu’elle est imposante. Maintenant, il faut attendre l’avis de Manu.

A Michel, je suis revenue c’est vrai.

A Léa, bienvenue, ce n’est pas trop tard. J’ai une voisine qui est Suédoise et qui y retourne chaque année.

A Manu, et pourquoi n’avais-tu pas répondu à mon sondage ? Merci de ton avis sur le guide. Tu peux la regarder d’un autre oeil, mais avec une maîtresse comme toi, Cannelle ne peut qu’être une star.


Résultats

août 19, 2008 in Moi

Voilà les résultats. A un moment donné, j’ai perdu le fil donc je ne sais plus trop. Je connais les résultats pour 6 à 8 personnes, mais les autres ….
Résultat du sondage De quelle région êtes-vous, même si pour la plupart, je le sais ?

0% Nord
21.05% Ouest (4)
10.52% Sud Ouest (2)
5.26% Centre (1)
5.26% Est (1)
26.31% Sud Est (5)
21.05% RP (4)
10.52% Etranger (2)

19 personnes ont répondu à ce sondage

Le nouveau sondage a été lancé par Mi-Souris suite à ma note sur la bise en Angleterre. Donc, pensez à votre travail et ce que vous faites ou ce que vous feriez. Vous avez le choix entre plusieurs réponses car il y a une partie tutoiement.

Le guide d’Angélita

août 19, 2008 in Sortir

Avant de parler plus en détail des monuments visités, le trajet jusqu’à Florence s’est très bien passé.

650 kilomètres pour y arriver. La conduite sur autoroute depuis la frontière française est limitée à 110 km/h, certaines parties à 80 km car elles correspondent aux rampes d’accès d’entrée et de sortie. Ces rampes sont très courtes, il faut donc faire attention.

Une bonne partie des Italiens roule très vite et ne respectent pas les limitations malgré le nombre de radars, mais ils font comme en France, ils freinent dès qu’un radar est annoncé.

Dans Florence, les scooters sont respectueux des piétons.

Vous trouverez ma liste d’hôtels et restaurants sur mon site.

Nous avions réservé l’hôtel sur booking.com. Il est d’un très bon rapport qualité-prix. L’accueil et le personnel sont très compétents. Ils parlent italien, anglais et français.

Nous avons été surpris par la qualité de la cuisine italienne mais aussi par les prix pratiqués qui ne sont pas aussi excessifs que cela. Il est vrai que le midi, une assiette de pâtes est amplement suffisante lorsque le petit déjeuner a été copieux. Le soir, un plat et un dessert conviennent tout à fait. Vous payez aussi le pain et le placement. Tous les restaurants n’acceptent pas la carte bancaire, je vous conseille de vous promener dans les petites rues pour trouver ce qu’il vous faut au lieu de rester sur les restaurants près des monuments qui sont beaucoup plus grands et plus chers.

Les pâtes sont excellentes et à n’importe quelle sauce, les pizzas, un régal. Mais je vous conseille aussi les plats de viande ou de poisson. Nous avons gouté du boeuf, de saumon, de la truite. Les poissons dégustés avaient tous une sauce à base de tomate succulente. La viande est servie grillée avec un filet d’huile et du citron sur un lit de salade. En effet, les accompagnements sont en plus.

Que dire aussi des antipasti, tranches de pain grillés accompagnées de tomates, de pâté, de préparations toutes aussi bonnes les unes que les autres.

Les desserts et en particulier le tiramisu sont délicieux.

Nous n’avons pas gouté les fameuses glaces italiennes aux parfums variés. Pourtant ce n’est pas le nombre qui manque.

Le restaurant, Le Follie, situé à côté de l’hôtel n’est vraiment pas super, la cuisine n’est pas transcendante et le personnel pas très sympathique. Deux jeunes femmes qui servent, prennent les commandes … font patienter les futurs clients. Elles jonglent, surtout lorsqu’il y a énormément de monde et que les clients ne peuvent pas s’installer à l’extérieur.

Le restaurant recommandé par Chouyo est excellent. Spécialités toscanes, il est situé dans une petite rue. Merci Chouyo.

Nous avons parlé en trois langues pour essayer de nous faire comprendre, un peu d’italien, un peu d’anglais et un peu de français dans tous les endroits où nous sommes allés. La majorité des Italiens parle toutefois un peu le français.

Je peux vous dire que nous avons marché et marché. Les deux premiers jours ont été très durs pour les mollets et les pieds mais après on s’y fait.

Nous n’avons rien acheté de spécial : pas de bijoux. Les bijoux présentés sur le fameux pont del Vecchio sont affreux et c’est juste une remarque personnelle. Trop bling-bling à mon goût. Trop jaunes, on dirait que l’or est faux. Les prix sont marqués sur de petites étiquettes et donc personne ne peut les voir. Il y a un nombre très important de bijouteries.

Florence est aussi connue pour son cuir : sacs, gants, vêtements, de toutes les couleurs et à tous les prix. J’aurais pu me laisser tenter, surtout par une paire de bottes cavalières vue à Sienne. Heureusement pour moi, le magasin était fermé !!!! Je plaisante, je n’aurais pas pu me les payer (500,00 €).

Je vous invite à découvrir mes adresses sur mon site.

Malgré le nombre impressionnant de touristes parlant toutes les langues, la circulation n’était pas intense sauf le dimanche soir où les Florentins devaient rentrer de leur week-end prolongé ou de vacances.

Le centre touristique est très beau. Nous avons vu de très belles façades avec des portes en bois énormes. Les immeubles ne sont pas très hauts, même à l’extérieur dans les zones commerciales ou industrielles lesquelles ressemblent à toutes celles du monde. Pas très réjouissant mais sans commerces ou industries on ne peut rien faire.

Des maisons sont perchées dans les collines. Certaines doivent être de belles propriétés.


Spécial Dédicace

août 19, 2008 in Pour...

J’avais promis un cadeau à Manu fait de mes mains.

Donc, fait de main, les photos et la note.

J’ai retrouvé Cannelle à Florence.

Continue reading…


Vous ne m’avez pas abandonné

août 19, 2008 in Réponses

Et je vous en remercie énormément.

Je réponds donc à tous vos commentaires suivant les notes.

Rochas.

A Mi-Souris, merci pour toutes ces évocations.

A Manu, c’est vrai que notre perception des odeurs change et tout le long de la vie.

Molinard.

A ACGS, Habanita et un souvenir pour toi.

A Chonchon, je confirme concernant les ateliers et la parfumerie. C’est un régal pour les yeux et le nez.

A Manu, je te le conseille car j’ai beaucoup aimé.

A Mi-Souris, 3 jours et il dure toujours, c’est époustouflant.

Anniversaire.

A Mi-Souris, Michel, Aurélie, Manu, je vous remercie pour elle (s).

A Aurélie, je n’ai pas pu saluer ton ami, si j’avais su…

A Manu, avec Google, c’est normal que l’on retrouve les mêmes photos.3

Bises.

A Manu et Mi-Souris, , vous avez toutes les deux raison et je vous approuve. Je ne bécotte pas comme vous le savez. Et comme vous deux avec les enfants, je bisouillais ma fille.

A Michel, la pratique du tutoiement en entreprise est assez difficile. Je suis assez pour entre collègues. La bise en entreprise, ce n’est pas trop le style.

A Chonchon, les bises italiennes n’ont pas pu être faites.

A Aurélie, tu es une coquine.

A Mi-Souris, tu as raison sur l’haleine et merci pour ton idée de sondage.

La Rose.

A Michel, merci beaucoup.

A Manu, les roses des jardins sont délicieusement parfumées et le parfum est naturel.

A Chonchon, je pense que les jardins de nos grands-parents étaient superbes.

Musique.

A Manu, je sais que nous n’avons pas les mêmes goûts musicaux.

A Aurélie, concernant les hockeyeurs, je n’y avais pas pensé.


“On doit sentir une femme avant même de la voir…”

août 18, 2008 in Parfums

Cette phrase a été dite par un grand nom de la couture : Marcel Rochas né en 1902.

Elégance avec raffinement et désinvolture, modernité et féminité sont les maîtres mots de cet homme des années folles.

Il ouvre sa première maison de couture en 1924 et il n’a que 22 ans.

Son crédo : créer une mode audacieuse pour les femmes de sa génération qui aiment vivre vite et surtout bousculer les critères de la bourgeoisie. Il devient le “couturier de la jeunesse”.

Très porté sur les arts et la culture, grâce à ses amis tels que Picasso, Cocteau, il s’imprègne de tous ces courants artistiques et littéraires. Il fait aussi de nombreux voyages aux Etats-Unis sur la côte ouest car de nombreuses actrices l’invitent en Californie.

Il a compris, tout comme Coco Chanel et Jean Patou, que la femme est devenue émancipée : elle se coupe les cheveux, conduit, travaille, fait du sport. Mais elle ne sera jamais masculinisée.

Sa mode est épurée mais toujours féminine : la taille revient, les hanches se galbent de nouveau et la ligne d’épaules est nette. Coupe et matières nobles sont tout le temps privilégiées. Il utilise le crêpe.

A partir de 1931, installé avenue Matignon, il lance des modes, il invente les vêtements qui s’imposent pour les décennies à venir : le tailleur galbé, le “deux-pièces”, le manteau 3/4, la veste “canadienne”, appelée plus tard la “saharienne” à quatre poches plaquées, le style “après ski”, la robe “gitane”, les petites jupes avec poches. Les graphismes de Picasso et Matisse lui inspirent le motif des ailes d’oiseau pour ses décolletés. Il utilise très souvent la dentelle Chantilly pour ses robes du soir, mais aussi comme écrins de ses plus beaux parfums. En 1933, il propose des vestes féminines à épaules rembourrées. Il ne se préoccupe pas de déposer des “brevets” haute-couture. Il souhaite continuer à habiller les femmes le plus élégamment possible et à les inviter à diner.

En 1936, il se lance dans la parfumerie avec Audace, Air jeune et Avenue Matignon.
Mais ces parfums n’existeront pas longtemps car la guerre entraîne la pénurie des matières premières.

Il s’intéresse très tôt au cinéma et habille les stars d’Hollywood, mais aussi les Françaises. Citons Marlène Dietrich, Joan Crawford, Katharine Hepburn, Danielle Darrieux, …

En 1944 après deux mariages, il rencontre Hélène qui devient sa muse et sa femme. Il imagine pour sa blondeur et sa fine élégance des robes et des parfums.

Femme évoquerait les formes voluptueuses de Mae West avec son flacon amphore créé par le couturier.
Femme a été créé par Edmond Roudnitska en 1944 à la demande de Marcel Rochas comme cadeau de mariage pour son épouse Hélène.
C’est un chypré chaud, fleuri rose et jasmin.
Il est fruité avec l’accord de prune et sensuel avec ses notes ambrées.
Dès l’ouverture du flacon, vous êtes assailli par la bergamote, la pêche et la prune mais aussi le bois de Rose.
Jasmin et rose suivent avec des notes d’iris et de clou de girofle.
Le fond est riche avec la vanille, la mousse de chêne, le patchouli et le benjoin d’où des notes boisées et ambrées.
En matière de marketing, donc de lancement, il a l’idée, en association avec Edmond Gosset, d’envoyer un courrier signé aux Parisiennes les plus élégantes. Ce courrier propose un objet hautement désirable.
Le flacon en cristal Lalique est numéroté.
Le succès est immédiat.

Sa société de parfums devient célèbre dans les années 1950.
Toujours en partenariat avec Edmond Gosset, il ouvre une petite usine à Asnières.

La création des parfums continue avec Mousseline et Chiffon en 1946. Le flacon est le même que pour Femme, mais il est habillé de dentelle or au lieu de noire. La Rose, son parfum préféré.
En 1948, Mouche, nom du chat de Marcel Rochas, et La Rose en 1949.

Il crée d’ailleurs une guêpière de Chantilly noire pour Mae West pendant l’hiver 1946/1947.

Moustache, un parfum pour homme, le flacon est habillé de dentelle turquoise. Il a été créé en 1950. Il a trouvé le nom en voyant au Louvre un portrait de Charles 1er peint par Van Dyck. Il apparaît barbu et moustachu. La note de fougère classique se mêle aux notes fraîches et boisées de bergamote, citron vert, pin, vétiver et en fond des accords de mousse et fruits rares. Le flacon a été refait en 2000.

En 1953, il ferme la maison de Haute-Couture pour se consacrer entièrement à la parfumerie.

En 1955, à sa mort, Hélène reprend la maison à 28 ans. Elle la dirigera jusqu’en 1971. Elle s’occupe de la mode, des accessoires, des bijoux fantaisie et des parfums.

Elle lance en 1960, Madame Rochas, en hommage à son mari. Il a été créé par Guy Robert et c’est le premier parfum portant le nom d’une personne vivante. Son lancement a eu lieu lors du vernissage d’une exposition de portraits de femmes. Il s’inspire du N°5 et d’Arpège mais il est plus poudré, plus crémeux, moins boisé, les odeurs d’ambre et musc sont plus délicates. Ses notes de tête font la part belle aux Aldéhydes, la bergamote, le citron et le néroli. Le coeur est à base de rose, jasmin, Tubéreuse et le muguet : les fleurs blanches préférées d’Hélène. Il est renforcé par l’Iris, le Santal, le Vétiver et le musc. Quant au flacon (réplique d’une janusette) en cristal de Baccarat, il a la forme des flacons à sels du XVIII° siècle. L’écriture de l’étui est de la main d’Hélène Rochas. Il propulsera la maison à la première place de la parfumerie de luxe grâce à son succès. Cette fragrance est réorchestrée en 1982 par Jean-Louis Sieuzac et Jacques Fraysse.

En 1969, la maison s’agrandit et installe un nouveau site de production.
Monsieur RochasMonsieur Rochas est créé : un aromatique-agreste pour les hommes raffinés, élégants, audacieux et affirmés. Les plantes aromatiques se mêlent à la cannelle, au poivre, aux essences de cyprès et de cèdre.

A partir des années 1970, la maison changera plusieurs fois de propriétaire, mais l’esprit de Marcel Rochas est toujours conservé. Le groupe pharmaceutique Roussel Uclaf devient actionnaire majoritaire, Hélène Rochas lui a cédé ses actions. En 1975, c’est Albert Gosset qui fait de même et qui se retire. Hélène s’est occupé du département parfumerie pendant de nombreuses années sous la direction de ces groupes successifs.

Un nouveau parfumeur est recruté, Nicolas Mamounas.
On lui doit Eau de Roche en 1970, que l’on connaîtra en 1972 sous Eau de Rochas. Elle évoque la vie au grand air, le soleil et la légèreté. C’est une eau de toilette dont les ventes se multiplient à l’approche de l’été. Elle est composée de verveine, de citron vert, la mandarine est associée aux fleurs d’églantine et de jasmin. Son côté chypré en fond est dû à l’appui de l’ambre sur un fond de mousse de chêne.

Audace, relancé, sera finalement retiré en 1978. Mystère est lancé cette année-là.

Macassar, en 1980, est un parfum pour les hommes qui ont soif d’aventures et qui parcourent le monde. Il reprend le nom d’un archipel d’îlots au large de Bornéo. Odeur exotique et racée avec des notes aromatiques d’armoise et de laurier. Ensuite, vous trouvez des fleurs de géranium et de tabac. La coriandre et le gingembre se mêlent au fond boisé de cèdre, de santal, de bois de Gaïac et de Macassar.

Lumière en 1984.

Byzance de RochosByzance en 1987. Comme son nom l’indique, l’inspiration vient des splendeurs de l’art byzantin. Parfum passionnel, mystérieux, sensuel et séducteur. On trouve les accords occidentaux des jardins méditerranéens. En notes de tête, le cédrat et la cardamome lui donnent sa fraîcheur. Le jasmin et la rose turque composent les notes de coeur. Le fond est composé de santal, vanille et musc. Le flacon est bleu cobalt, couleur que Marcel Rochas trouvait belle et magique. Un médaillon, symbole de la maison fut posé sur un ruban fuschia.

Wella AG rachète la maison en 1987 et la société s’internationalise. Laurent Normand prend la direction des parfums de 1987 à 1993 et veut donner une image jeune et dynamique de la société. Il lance pour le public masculin Globe en 1991, un ambré à la fougère dont le flacon est un ovale très dépouillé.

La maison revient à la mode dans les années 1990 et confie la création du prêt-à-porter, qui se doit d’être élégant, impeccable et discret, à l’Irlandais Peter O’Brien jusqu’en 2002.

Plus de 20 ans après la version féminime est lancé Eau de Rochas pour homme en 1993. Cet hespéridé - aromatique est vivifiant, frais.

Edda Wendig, nouveau PDG, lance Tocade en 1994. Cet oriental - vanillé est un éloge à la gaieté et à la passion. Il est destiné aux femmes spontanées et malicieuses qui vivent leurs passions, leurs folies… Il est composé de fleurs et d’ambre avec la rose, le magnolia et la bergamote. Le fond est constitué de vanille, de cèdre, d’ambre et de musc. Son flacon reprend celui de Femme mais en plus mince. On le doit à Serge Mansau. Il s’inspire des maîtres verriers de Venise. Son bouchon est un petit chapeau aux couleurs vives et transparentes.

En 1997, une holding est créée.
La Société Rochas est en charge des parfums de “Prestige” du groupe et créera Byzantine (parfum fleuri-fleuri) en 1995, Fleur d’eau et Fleur de fan en 1996, Tocadilly en 1997, Alchimie en 1998, Rochas Man en 1999, Aquaman 2001, Aquawoman et Absolu en 2002, Rochas Lui en 2003, Poupée Doll et Lui en 2004. On retrouve Jacques Cavallier comme créateur ainsi que Michel Almeirac.

Rochas est présidé depuis 2003 par Alain Joly et le groupe appartient à Procter et Gamble depuis 2003.


Molinard

août 17, 2008 in Parfums

Un jeune chimiste du nom de Molinard ouvre à Grasse un petit laboratoire en 1849 avec boutique attenante.
Nous ne connaîtrons pas son prénom car il a l’habitude de signer “Molinard Jeune”.

C’est la naissance de la fabrication industrielle des parfums après la parfumerie artisanale créée par des dizaines de parfumeurs dans la célèbre “cité des parfums”.
En effet, il veut satisfaire une clientèle riche de plus en plus importante qui se retire dans l’arrière-pays et délaisse les palaces de la Côte d’Azur.

Entouré de quelques jeunes filles, la production s’effectue à la chaîne.
Il change les codes car auparavant la récolte et le travail des fleurs étaient une affaire d’hommes.
Il ouvre alors une nouvelle boutique où il propose des extraits fleuris dont Fleur d’Italie, des sachets parfumés pour le linge et des cartes parfumées.
Les commandes affluent, l’ouverture d’une fabrique plus grande s’impose.

Dès 1860, de nouveaux parfums sont créés : le “Jasmin”, la “Rose”, le “Mimosa” et la “Violette”. Les flacons sont en cristal de Baccarat.
Aidé de ses fils, il invente de nombreuses machines industrielles car il a besoin de réduire les temps de fabrication pour toutes les démarches de création.

La fabrique est reprise par ses fils qui la font évoluer pour devenir en 1912 la grande industrie.
Un cadre prestigieux avec un salon provençal permettant d’accueillir les Anglais et les Russes est attenant à l’usine dont la charpente du distilloir a été conçue par Gustave Eiffel.
Ils reçoivent même la reine Victoria qui a délaissé English Lavander pour une eau parfumée au jasmin.

Habanita (”le parfum pour cigarettes”) est lancé en 1921.
C’est un oriental boisé aux notes envoûtantes et équilibrées, sensuelles. Le départ est frais et fleuri avec le citron et la fleur d’oranger. Le coeur à base de rose, jasmin, héliotrope, Bois de Cèdre lui donne sa richesse et sa sensualité. Pour finir, la vanille, le musc, l’ambre et le vétiver lui confère son caractère oriental.
Ce serait le “parfum le plus tenace du monde”.

Toujours en 1921 est créé le Concréta qui est le premier parfum solide avec l’utilisation de la cire végétale des fleurs.

Les eaux qui ont fait sa réputation ne sont pas négligées avec l’Eau de Cologne de France, très vivifiante avec ses agrumes.

Fleurette est lancé en 1923, Cariatides en 1929, Madrigal et Iles d’or en 1930, le Baiser du faune en 1932. Le flacon créé par Lalique fait scandale par ses courbes osées.

Baccarat créera les flacons de 7 diamants de la couronne, Xmas Bell, Le Parfum des Parfums, Diamant et bien d’autres.

Suprématie encore avec Molinard de Molinard qui contient 600 composants différents et qui a demandé deux ans d’élaboration.

Pendant la guerre qui est un temps difficile pour la parfumerie, Molinard souhaite apporter un peu de réconfort aux soldats avec Le colis du prisonnier.

Pour les 100 ans, en 1949 est imprimé un ouvrage reprenant les plus beaux flacons.

Afin de montrer que Grasse est toujours la “cité des fleurs”, un musée est ouvert et présente des objets du monde entier ayant trait à la fabrication des parfums au fil des siècles, mais aussi les machines inventées par Molinard Jeune à la fin du XIX° siècle qui sont toujours utilisées.
Le musée est à visiter.
Vous découvrirez la petite salle où sont encore fabriqués les savons, le distilloir, l’usine de fabrication conservée en l’état, l’équipe chargée du conditionnement (savoir-faire artisanal perpétué), le vieux moulin à huile, le salon des ventes où vous serez plongé dans l’histoire provençale avec des meubles des XVI, XVII et XVIII° siècle.


Bon anniversaire

août 16, 2008 in Moi

A ma maman qui fête aujourd’hui son anniversaire.

Je suis à Florence mais je pense très fort à elle, comme tous les jours.

Loin des yeux mais pas loin du coeur, jamais, jamais.

Elle qui aime les chiens, mais aussi les chats, une petite photo…

Je l’embrasse bien fort.

P.S. C’est aussi l’anniversaire de la Madonne. Donc, bon anniversaire aussi.